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Alors que les Directions des ressources humaines commencent à se pencher sur les risques psycho-sociaux générés par certaines techniques de management, les assistants sociaux du travail voient leur champ de compétences s’élargir. Ces derniers œuvrent de plus en plus sur des problématiques collectives, alors que leur prise en charge était auparavant surtout centrée sur des accompagnements individuels.
« outefois, le Diplôme d’Etat d’assistant de service social (DEASS) ne prépare pas spécifiquement à un exercice en entreprise, même si la plupart des professionnels ont suivi en parallèle des formations complémentaires», a rappelé Bruno BICHET, directeur du groupement d’intérêt économique Réseau des services sociaux interentreprises de France (Ressif), mardi 16 décembre, lors des Assises de la formation professionnelle, organisées par le journal Les Echos.
Dans cette période où l’activité d’assistant social en entreprise «tend à se développer», «un des services membres de Ressif GIE, qui compte une centaine de salariés, a souhaité que ses assistants sociaux puissent accéder à une reconnaissance de cette spécialisation par l’obtention du diplôme du Ministère de l’Enseignement Supérieur de ‘Conseiller du travail’, mention Travail social et Ressources humaines, de niveau II», a expliqué Bruno BICHET.
14 salariés ont ainsi obtenu, grâce à la VAE, ce diplôme de ’Conseiller du travail’, «dont le référentiel métier avait été quelque peu oublié», a précisé le directeur général de Ressif. Cette action s’est effectuée en partenariat avec l'École supérieure du travail social (ETSUP), seul organisme à dispenser cette formation en France. Le financement et la mise en œuvre de ce dispositif ayant été effectué par Opcalia Rhône-Alpes. «Nous avons ainsi pu faire reconnaître les compétences de nos professionnels et faire valoir la valeur ajoutée de nos prestations», a ajouté Bruno BICHET.
Une expérience concluante, que le Ressif GIE aimerait décliner pour ses infirmiers d’entreprises. À l’instar des assistants sociaux du travail, ces derniers ne sont pas spécifiquement formés pour intervenir et se déplacer en entreprise, durant leur formation initiale. «La formation conduisant au Diplôme d’État d’infirmier ne les y prépare pas», relève Bruno BICHET, «or, telle qu’elle semble s’engager, la réforme de la médecine du travail pourrait permettre aux infirmiers d’assurer un rôle élargi auprès des médecins du travail, ce qui nécessitera qu’ils puissent accéder à la reconnaissance d’une qualification spécifique, en particulier vis-à-vis des aspects liés aux responsabilités dans la fonction».
Et alors que les infirmiers d’entreprises ont – déjà – acquis de l’expérience sur le terrain, ces derniers «sont à même de valider un grand nombre de compétences par le biais de la VAE», laquelle pourrait leur permettre d’accéder à un niveau licence, voire master, argue le Ressif, qui se dit prêt «à investir cette action au profit de leurs salariés». Hélas, pour l’heure, les dispositifs de formation au sein de la médecine du travail «restent très limités et ne permettent pas de répondre à la demande», précise le Ressif GIE. En tout cas, l’appétence est là. Aussi bien côté employeurs que salariés.
Source : Centre Inffo
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