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«Pour répondre à l’évolution du BTP, le recours à la VAE devrait contribuer à la fidélisation, à la promotion des salariés mais également à l’attractivité du secteur».
Forts de ce constat, la FCMB (Fédération compagnonnique des métiers du bâtiment), la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Loire-Atlantique, l’UPA et la Capeb, ont décidé de mettre en commun leur connaissance du terrain pour sensibiliser et promouvoir la VAE auprès de chefs d’entreprises artisanales du bâtiment.
Selon cette étude, intitulée «VAE pour les entreprises artisanales du BTP en Loire-Atlantique : état des lieux», peu d’arguments viennent à bout des réticences des entreprises par rapport au dispositif. Il en ressort en effet que les entreprises (les structures interrogées emploient en grande majorité entre 0 et 10 salariés) ne connaissent pas la validation des acquis : 75% des entreprises ne connaissent pas le sigle, 64% ignorent le terme complet.
Selon les enquêteurs, ces entreprises artisanales ne sont pas dans une logique de gestion des ressources humaines, «elles subissent davantage qu’elles n’anticipent». «Le manque de visibilité, l’abondance de systèmes possibles et le flou de l’organisation actuelle participent pour une grande part à la méconnaissance de la VAE».
Lorsqu’elles affichent un certain intérêt, les entreprises artisanales l’expriment plutôt pour leurs salariés que pour elles-mêmes. Il est difficile pour elles de se projeter vers une «optimisation des compétences de leurs collaborateurs». Certaines cependant considèrent le dispositif comme un bon outil de communication : pour rassurer sur le niveau de compétences, «gage de bonne exécution des travaux». Un argument commercial en quelque sorte. Pour un petit nombre cependant, la VAE est un outil de GPEC.
La lourdeur de la procédure est fortement soulignée : phase délicate pour des salariés éloignés de l’écrit, nécessité d’un accompagnement sérieux, mais aussi référence à l’univers scolaire vue comme rédhibitoire, contribution de l’entreprise mal identifiée. «Les opinions semblent plus se fonder sur des représentations que sur la connaissance effective du processus, de son principe et de ses outils».
Interrogés sur «la VAE pour les salariés vue par les chefs d’entreprises», les employeurs estiment leurs salariés peu motivés du fait de la difficulté du montage du dossier, du peu d’intérêt accordé aux diplômes. Cependant «la certification pourrait représenter un facteur de reconnaissance sociale et professionnelle».
Les enquêteurs formulent cinq préconisations en conclusion de leur étude : valoriser les projets VAE en cours ; se rapprocher des professionnels présents dans les jurys pour les faire témoigner sur le fonctionnement réel du dispositif ; encourager et accompagner la mise en œuvre d’actions pilotes par rapport à des populations spécifiques ; réaliser des outils pratiques d’information ; mieux informer les salariés.
Source :
Le Quotidien de la Formation du 30 novembre 2009
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